La guerre des smartphones est déclarée. Souvent inutiles donc indispensables, ces machines embarquant un tas de hard et de soft faisant palir le geek moyen il y a 10 ans proposent plein d'applis. De l'utile plan du métro à l'inutile tireuse à bière virtuelle, le nombre d'applis augmente significativement de jour en jour.
Le hic, c'est que ces développeurs utilisent un ensemble de fonctions prédéfinies par le constructeur du téléphone. Kit de développement pour iPhone, pour Android ou Windows Mobile, chacun a son ensemble de fonctions dans un langage bien déterminé (Objective-C, Java, etc.). Et les développeurs refont les mêmes applications avec pour seule différence le kit de développement utilisé.
Est-ce réellement cela l'informatique durable ?
Ce problème remonte à la nuit des temps et a toujours trouvé ses partisants et attaquants. C'était d'ailleurs la raison d'être du langage Java qui sur le long terme a été un énorme fail sur ces aspects portabilités mais un énorme succès marketing (sirènes de la communication, quand tu nous tiens ...). Mais le fait est qu'il est affligeant aujourd'hui de devoir développer X fois la même application quand on veut la rendre disponible sur X supports. La seule alternative qui nous semble à peu près durable serait du côté d'Android, de gougeule. Plate-forme ouverte, Android est simplement un système d'exploitation qui peut se déployer sur des téléphones mais aussi des lecteurs vidéo/musicaux ou toute autre machine embarquée kikoololesque(tm).
Le kit de développement proposé utilise des technos libres (langage Java, Eclipse), facilement déployables, le tout tournant sur du linuske. Les développeurs peuvent assez facilement mettre en ligne leurs projets sur la plate-forme qui centralise toutes les applications, mais ils peuvent aussi les proposer séparément, au contraire de l'iPhone, où Apple censure de nombreuses applis et commence à s'attirer les ennuis avec la communauté geek.
Bref, Androïd, nouvelle success-story de gougeule ? Ca en a tout l'air. Si la tendance sur le court-terme veut que le bobo-haïpe utilise encore son iPhone quelques mois, il apparait maintenant assez clair que sur le long terme, la plate-forme de gougeule risque bien de prendre le pas sur la marque à la pomme.
Le hic dans tout cela ? Vos données privées. Que fera-t-on lorsque nos mails, nos agendas, les données que l'on soumettra à tous les programmes utilisés quotidiennement seront sous le contrôle d'une seule et uniqué entité ? Et quand bien même elle déclare publiquement toutes ses bonnes intentions, la prudence veut que l'on ne mette pas tous ses oeufs dans le même panier. Pour l'instant, observons, mais il y a encore ici un risque de dérive potentielle peu identifié par la masse des utilisateurs.